Haptonomie

Date : Vendredi 02 novembre 2007 @ 18:49:52 :: Sujet : Comportements humains

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, un médecin néerlandais rescapé des camps de concentration, Franz Veldman, estima que si le monde allait mal, c’était parce que les enfants n’étaient pas suffisamment aimés assez tôt.



Ce scientifique remarqua que les pères, essentiellement préoccupés par leur travail ou la guerre, ne s’occupaient que rarement de leur progéniture avant l’adolescence. Veldman chercha alors un moyen de faire participer le père au plus vite, dès la grossesse de l’épouse.

Comment ? Par un contact des mains sur le ventre de la mère (en grec haptein: le toucher, et nomos, la loi, donc littéralement la loi du toucher). Rien qu’en caressant d’une certaine manière le ventre de la mère, le père peut signaler son existence à l’enfant et nouer un premier lien avec lui. A la surprise générale, on constata que bien souvent le fœtus savait reconnaître entre plusieurs contacts précisément celui de la main de son père. Et il est même capable de s’y nicher. Les pères les plus doués parviennent à lui faire faire des pirouettes d’une main à l’autre. Cette technique s’est diffusée dès 1980.

Actuellement l’haptonomie donne lieu à des débats: est-il opportun de déranger le fœtus alors qu’il est en train de se construire ? L’haptonomie, en aménageant au plus tôt le triangle « mère, père, enfant », a en tout cas le mérite de responsabiliser un peu plus le père. En outre, la mère se sent moins seule dans sa grossesse. Elle partage ainsi son expérience avec le père.

Jadis, dans la Rome antique, on entourait les mères enceintes de commères (littéralement commater: qui accompagne la mère). Après tout la personne la plus à même d’accompagner la mère dans son attente reste quand même le père.



Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu
ESRA Tome 4 [L'empire des anges]
Bernard Werber





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